Pour une majorité de Français, la pression fiscale est excessive

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Les Français jugent qu'ils paient trop d'impôts, mais ne plaident pas pour autant pour les baisser, selon un baromètre publié mardi par le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) qui révèle un rapport parfois paradoxal aux prélèvements obligatoires.
Par Le Revenu
Publié le 30/01/2024 à 15h16

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Le dernier part d’un constat a priori sans appel: 75% des Français estiment que le niveau général des impôts est trop élevé dans le pays et 76% portent le même jugement sur les cotisations sociales. De quoi remettre en doute l’efficacité des milliards de baisses d’impôts consenties aux ménages et aux entreprises depuis l’élection d’Emmanuel Macron ?
Le président du CPO Pierre Moscovici, théoricien du « ras-le-bol fiscal » lorsqu’il était ministre de l’Économie et des Finances (2012-2014), n’a « jamais changé d’avis » et reste « préoccupé » par le consentement à l’impôt des Français, a-t-il commenté mardi en présentant le sondage.
Les résultats du baromètre résonneront sûrement aux oreilles de l’exécutif, à quelques heures de la déclaration de politique générale du Premier ministre Gabriel Attal à l’Assemblée nationale, et alors qu’Emmanuel Macron a promis un geste fiscal de deux milliards d’euros pour les classes moyennes en 2025.
L’enquête menée en septembre 2023 par Harris Interactive auprès de quelque 2.000 personnes apporte cependant plusieurs nuances importantes au constat de départ. D’abord, quand on les interroge sur les impôts qu’ils paient à titre individuel plutôt que sur le niveau général des impôts dans le pays, seuls 63% des répondants jugent qu’ils sont trop élevés (65% pour les cotisations).
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Les Français souhaitent mieux répartir la dépense publique.
Et même si une majorité de Français reste convaincue que la pression fiscale est excessive, une baisse d’impôts n’emporterait pas forcément leur adhésion. « Seule une minorité des sondés accepterait une baisse des dépenses publiques contre une baisse de leurs impôts », selon le baromètre réalisé avec l’appui du Crest, un centre qui réunit notamment des chercheurs en sciences sociales de Polytechnique et du CNRS.
« Dans le détail, seuls 29% l’accepteraient pour les dépenses publiques de retraites, 30% pour la santé, 32% pour la justice et la sécurité, 35% pour l’éducation, 42% pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion et 44% pour la défense », est-il encore précisé.

Tolérance pour l’optimisation

Les Français ne sont pas pour autant partisans du statu quo: près de neuf sur dix (87%) jugent qu’il est possible d' »améliorer le niveau des services publics » en baissant les prélèvements obligatoires ou en les maintenant à leur niveau actuel. Pour Pierre Moscovici, « les Français souhaitent mieux répartir la dépense publique », 55% d’entre eux souhaitant par exemple que l’État dépense plus pour lutter contre la fraude fiscale et sociale.
Ils se révèlent nettement plus cléments quand on les interroge sur l’optimisation fiscale, puisqu’à peine « 44% des sondés estiment qu’il n’est jamais justifié de tricher sur ses impôts et cotisations sociales », poursuit le président du CPO.
« La tolérance des Français est plus forte pour les pratiques d’optimisation – des comportements qui, sans être illicites, cherchent à profiter des niches fiscales et sociales, exceptions ou différences de calcul de l’impôt entre pays – que pour la fraude », conclut le baromètre.

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Autre enseignement important de l’étude, deux tiers des sondés (67%) jugent insatisfaisante l’utilisation par les pouvoirs publics de l’argent issu des impôts et cotisations. À peine 32% des Français font confiance à l’État pour utiliser efficacement cet argent, contre 68% pour les communes. Or le sentiment que l’argent issu des prélèvements obligatoires est utilement dépensé est l’un des principaux déterminants du consentement à l’impôt.
Le CPO recommande donc « d’améliorer l’information des contribuables sur la façon dont est utilisé l’argent public », à l’image d' »En avoir pour mes impôts », la campagne lancée l’an dernier par Gabriel Attal, alors ministre délégué aux Comptes publics.

Le Revenu, avec AFP

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