m88vinLiên kết đăng nhập
PATRIMOINE À LA LOUPE

Devons-nous vendre nos parts de SCPI?

Nos conseils à Valérie et Christophe, cadres

Partager
Confrontés à la baisse du prix des parts de certaines sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), nos lecteurs ont intérêt à faire le dos rond et à bien conserver un patrimoine diversifié.

Par Christian Fontaine
Publié le 19/11/2023 à 11h45 | mis à jour le 24/01/2024 à 15h21
Cet article est réservé aux abonnés.

m88vin

Confrontés à la baisse du prix des parts de certaines sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), nos lecteurs ont intérêt à faire le dos rond et à bien conserver un patrimoine diversifié. Valérie et Christophe assument leur choix de vie. Après avoir travaillé intensément pendant plus de vingt ans, ils ont décidé de lever le pied.

Âgée de 54 ans, Valérie a troqué sa casquette de cadre dirigeant chez un voyagiste européen pour un poste plus modeste à mi-temps dans une congrégation religieuse. Son mari, 52 ans, poursuit sa carrière dans les ressources humaines (RH), mais à son compte : il conseille des patrons de PME sur leur politique RH et donne des cours de management. Qui dit nouvelle vie professionnelle dit souvent déménagement. Valérie et Christophe ont quitté Paris pour Vendôme, à seulement une heure et demie en TGV.
‘‘
Comme tout épargnant, Christophe constate que les placements sans risques rapportent moins que la hausse des prix. Une situation inacceptable à ses yeux.
«La qualité de vie s’est trop dégradée en Île-de-France. Les enfants ayant quitté le nid, nous aspirions au grand air, aux grands espaces, à une vie plus calme aussi.» Le couple a des poules, un potager et un verger. S’ils s’efforcent de réduire leur empreinte carbone au quotidien, ils avouent tout de même, un peu honteux, continuer à prendre l’avion lorsqu’ils voyagent. Leurs années de dur labeur leur ont permis de se constituer un joli patrimoine qui les met à l’abri du besoin.

Chargé des finances au sein du couple, Christophe a contacté la rédaction du Revenu parce que la chute du prix des parts de certaines sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) l’inquiète. L’inflation l’interpelle aussi. Comme tout épargnant, il constate que les placements sans risques (livrets réglementés, épargne logement, assurance vie en euros) rapportent moins que la hausse des prix. Une situation inacceptable à ses yeux.

Pour apporter des réponses personnalisées à ses préoccupations patrimoniales, nous avons analysé ses revenus, dépenses, actifs et dettes. Conclusion : des décisions doivent être prises sans tarder. Valérie et Christophe ont commis peu d’erreurs sur le plan financier. Sans surprise pour des abonnés de longue date, ils sont propriétaires d’une longère avec piscine sur un terrain arboré de deux hectares. Ils détiennent aussi deux petits biens locatifs et des parts de SCPI. Les actifs financiers se composent de plans d’épargne en actions (PEA), compte-titres ordinaires (CTO), assurance vie et d’un plan d’épargne retraite (PER). Valérie possède aussi un plan d’épargne entreprise (PEE) bien garni (155.012 euros) qu’elle a pris soin de ne pas clôturer quand elle a quitté son précédent employeur. Elle conserve ainsi la fiscalité avantageuse de l’enveloppe fiscale.

Préconisation n°1: mettre à plat leurs revenus

Trop d’épargnants fougueux réalisent dans la précipitation des arbitrages patrimoniaux hasardeux faute d’une information de qualité sur l’état exact de leurs finances personnelles. Tout particulier, jeune ou moins jeune, devrait disposer d’un budget (établi à la main sur cahier à petits carreaux ou mieux sur ordinateur à l’aide d’un tableur Excel ou autres) avec les entrées et les sorties d’argent. Valérie et Christophe peuvent s’aider de leurs relevés de compte qui ventilent automatiquement les dépenses par grand poste : alimentation, loisirs, impôts… Ils doivent aussi réaliser une fois par an, en date du 1er janvier dans l’idéal, un instantané de leurs biens (livrets d’épargne, PEL, PEE…). Le travail est ingrat, chronophage, mais indispensable pour savoir à tout instant où ils en sont sur le plan de leurs finances et passer à la vitesse supérieure en matière de placements.

Préconisation n°2 : conserver la pierre papier

La baisse du prix des parts de certaines SCPI a fait les gros titres de la presse patrimoniale. Christophe n’est pas directement concerné, mais craint un effet de contagion. Nous le rassurons.

m88vin

fun88k 8xbet gg mu88 bet fun88 chính thức w88no1 Les SCPI sont un placement de long terme. En cas de décote toujours possible, la meilleure solution est de faire le dos rond et d’attendre que le prix remonte. Investis dans des SCPI diversifiées primées par la rédaction, dont les revenus sont peu ou prou indexés sur l’inflation, ils ont fait un choix rationnel en phase avec leur profil d’épargnants et leurs objectifs patrimoniaux, et n’ont pas de raison de paniquer. En revanche, il est bien trop tôt pour des achats opportunistes. La forte hausse des taux des crédits immobiliers multipliés par deux en un an va continuer à avoir un impact sur le marché. L’alerte sur le prix des SCPI est loin d’être levée. S’ils souhaitent se renforcer dans la pierre papier, nous leur conseillons d’investir dans des foncières cotées en Bourse, bien moins chères et dont le patrimoine est de meilleure facture. La dimension spéculative est plus importante, mais l’espoir de gain est réel et la fiscalité bien moins élevée (flat tax de 30 %).

Préconisation n°3 : réfléchir à la transmission

Avec plus de 1,5 million d’euros investis en placements divers, Valérie et Christophe n’ont pas de souci à se faire pour leur retraite. Ils peuvent donc s’atteler dès à présent au prochain gros dossier sur le plan patrimonial : la transmission de leurs biens à leurs enfants, avec un double objectif, assurer la paix des familles et réduire les droits de succession. Ils ont deux outils à leur disposition :
  • l’assurance vie, exonérée de toute taxe au décès de l’assuré à hauteur de 152.500 euros par bénéficiaire si les versements sont faits avant 70 ans ;
  • les donations, hors impôts dans la limite de 131.865 euros tous les quinze ans par enfant majeur et par parent âgé de moins de 80 ans. Ils sont convaincus par nos arguments, mais estiment qu’ils sont encore un peu jeunes pour se démunir de leurs biens. Et surtout, ils souhaitent que leurs enfants soient davantage installés dans la vie et autonomes avant de les aider.
En cas de donation, nous leur conseillons de consulter un notaire afin de personnaliser l’opération et d’insérer des clauses sur mesure comme un droit de retour qui permet de reprendre les biens transmis en cas de prédécès du descendant. Le couple nous remercie pour notre écoute et la qualité de nos conseils, et s’engage à nous tenir informé de leurs choix patrimoniaux.
Les leçons à tirer de cette étude de patrimoine
Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) sont un investissement de long terme. L’alerte sur le prix des parts doit être prise au sérieux, mais il n’y a pas de raison de paniquer. Actuellement, pour investir dans la pierre papier, il est préférable de choisir les foncières cotées en Bourse (Gecina, Klépierre, Unibail) aux SCPI, plus chères et plus taxées.
fun88k 8xbet gg mu88 bet fun88 chính thức w88no1

D'autres patrimoines à la loupe

Henri doit faire le ménage dans ses contrats d’assurance vie et bâtir son propre fonds garanti. Explications.
m88vinLiên kết đăng nhập
Se doter d’une épargne de précaution, acheter son logement et être plus actif en Bourse.
m88vinLiên kết đăng nhập
Cédric et Aurore, propriétaires de douze appartements, doivent se désendetter et renforcer l’assurance vie.
m88vinLiên kết đăng nhập

Articles réservés aux abonnés