Royaume-Uni : l’activité économique retrouve du tonus

Partager
L’activité en ce début d’année s’est révélée meilleure que prévu. Les effets du resserrement monétaire n’ont cependant pas fini de peser.
Par Habib Hobeika
Publié le 03/02/2024 à 08h00 | mis à jour le 02/02/2024 à 14h58

m88vinLiên kết đăng nhập
(©AdobeStock)

m88vin

Trois ans après avoir retrouvé son «splendide isolement», avec sa sortie de l’Union européenne, le Royaume-Uni fait encore bonne figure sur la scène économique mondiale. En ce début d’année, l’activité y a retrouvé davantage de tonus que dans les autres grands pays occidentaux. C’est ce que révèlent les résultats préliminaires des enquêtes de janvier auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI composite élaboré par S&P Global a progressé davantage que prévu outre-Manche, à 52,5 points, contre 52,1 en décembre. À titre de comparaison, il s’est élevé à 52,3 aux États-Unis, 47,1 en Allemagne et 44,2 en France. Dans ces deux derniers pays, il a même reculé par rapport au mois précédent (de 0,3 et 0,6 point, respectivement).

Menaces en mer Rouge

Tandis que la production manufacturière britannique s’est contractée moins qu’en décembre (+1,1 point pour l’indice sectoriel, à 47,3), l’activité générale a de nouveau profité de la bonne tenue des services (+0,4 point, à 53,8). Celle-ci étant attribuée à une remontée de la confiance et une baisse des coûts d’emprunt. «La nouvelle hausse de l’indice PMI composite est cohérente avec une légère accélération de la croissance au premier trimestre», commente la banque Barclays. Pour sa part, le groupe de prévisions EY Item Club table désormais sur une progression de 0,9% du PIB britannique cette année, contre +0,7% attendu précédemment. Ses prévisions pour 2025 ont également été revues à la hausse, de 1,7 à 1,8%.
Au cours des prochains mois, la croissance restera sous contrainte à cause de l’effet différé du resserrement de la politique monétaire, notamment sur le revenu des ménages. Selon la Banque d’Angleterre, la plus grande partie de l’impact des relèvements des taux directeurs, intervenus entre décembre 2021 et août 2023, sur l’économie réelle est encore à venir. Le niveau élevé du loyer de l’argent doit continuer à peser sur l’investissement, les créations d’emplois et la consommation. En revanche, l’affaiblissement de la demande devrait peu à peu réduire les pressions inflationnistes domestiques.
D’ores et déjà, les prix enregistrent une décélération, en particulier dans les services. L’inflation devrait cependant rester autour de 3 à 4% à court terme, estime Chris Williamson, chef économiste chez S&P Global. La situation au Moyen-Orient incite en effet à la prudence. L’enchaînement des attaques des rebelles yéménites en mer Rouge et des frappes américano-britanniques ont des répercussions sur les coûts d’acheminement des biens. Et avec le renchérissement du fret, les coûts de fabrication ont connu en janvier leur plus forte hausse depuis août dernier. En outre, les retards dans le transport maritime allongent les durées de livraison des marchandises, ce qui pèse sur l’activité.

Position attentiste

C’est dans ce contexte que la Banque d’Angleterre tient, ce 1er février, sa première réunion de politique monétaire de l’année. Les risques de relance de l’inflation dans le secteur manufacturier, ajoutée au récent raffermissement de la croissance, pourraient la pousser à conserver une position attentiste plus longtemps que prévu. Or beaucoup d’intervenants du marché, comme Barclays, prévoient un début d’assouplissement monétaire dès le mois de mai prochain. De l’aveu même de S&P Global, leur attente risque d’être déçue.

fun88k 8xbet gg mu88 bet fun88 chính thức w88no1

Articles réservés aux abonnés